
« Elsa Granat revisite Shakespeare avec une intelligence suraiguë et réalise un absolu chef-d’œuvre. À voir absolument ! Le théâtre atténue le chagrin de devoir mourir et la peine de devoir vivre. Rares sont les spectacles qui y parviennent avec autant d’efficacité: Le travail d’Elsa Granat et des siens est exemplaire. (…) À rebours de trop nombreux spectacles qui infantilisent la réflexion politique en la noyant dans la niaiserie intimiste, Elsa Granat parvient à universaliser la fable et à montrer, avec une générosité, une sagacité, une subtilité et une élégance rares, ce que notre société fait des plus anciens de ses membres. Une exceptionnelle réussite»
Catherine Robert, LA TERRASSE
“Une pièce sur le grand âge qui pète le feu.. Le théâtre est, lui, increvable et Elsa Granat sait le maintenir en équilibre au dessus des gouffres.”
Jean-Pierre Thibaudat, MEDIAPART
« Les regards singuliers donnent des spectacles atypiques. D’une sensibilité épidermique à ce qui fait l’humaine condition, Elsa Granat pousse le théâtre dans ses retranchements, en le forçant à une métamorphose perpétuelle.»
Joelle Gayot , TELERAMA TT
« Rien dans tout cela n’est artificiel: Elsa Granat sait manier les écritures hybrides. Avec King Lear Syndrome, on entre de plain-pied dans le quotidien d’un EHPAD avec ses joies qui font mal comme les anniversaires, ses soignants qui n’en peuvent plus à force de tout donner, ses hommes et ses femmes qui errent d’un fauteuil à une chaise.. Et puis, il ya les familles, les visites avec les mêmes phrases qui reviennent, les déchirures entre les enfants, bref, tout ce que l’on sait et qui plomberait le moral de tout spectateur, si Elsa Granat ne mettait, dans ce tableau une telle force de vie. L’autrice et metteure en scène, veut nous titiller, comme elle l’écrit dans ses notes d’intention, et elle y réussit très bien, en nous plaçant toujours en éveil, à l’écoute de toutes les histoires qui traversent la représentation et renvoient au temps que nous vivons.»
Brigitte Salino, LE MONDE.
« Ce qui est délectable dans l’écriture d’Elsa Granat, c’est quelle laisse toujours les portes du sens grandes ouvertes, n’impose rien, propose des pistes, se méfie des vérités toutes faites. (…) Incarné avec fougue et unité par une distribution époustouflante, ce spectacle désobéissant et mal élevé, éructe et tempête, chante, danse, délire, s’apaise. Et opère comme un rite chamanisme cathartique. Par les rires et les larmes qu’il nous tire, par le remue-ménage qu’il génère, on en sort comme lavé, le regard renouvelé, l’énergie revitalisée. Peut-être un effet collatéral du EGS (le “Elsa Granat Syndrome”) ? Libérateur et réconciliant, tout simplement. »
Marie Plantin, ScèneWeb
« En enchevêtrant l’oeuvre de Shakespeare aux maux d’aujourd’hui, Elsa Granat, signe un spectacle baroque autant que burlesque, une oeuvre dense, foutraque, un brin déconcertante, qui en dit tant sur les temps présents. Une satire lucide, folle, noire de notre société qui, toujours plus empressée, fait passer le capitalisme avant l’humain. »
Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, L’OEIL d’OLIVIER
« Entremêlant brillamment sa propre écriture aux extraits de la pièce de Shakespeare, Elsa Granat précipite le public au coeur d’une pérégrination ontologique d’une acuité bouleversante. (…) Si les gorges se nouent souvent sur quelques montées de chagrin, elles se libèrent aussi dans de grands éclats de rire. Une lumière malgré la peine: Le théâtre de la vie. »
Marie-Valentine Chaudon, LA CROIX
« Elsa Granat, avec tout son savoir-faire, tissant à sa façon plusieurs de multiples fils du canevas shakespearien, orchestre une formidable fanfare à la vie, même après la mort. Et l’on y croit. »
Gérald Rossi, L’HUMANITÉ
